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Le GR-G1 aussi appelé "Trace des Alizés" est le seul sentier de grande randonnée en Guadeloupe. Ce sentier traverse la Basse-Terre du sud au nord en cheminant sur les crêtes. 5 refuges gérés par le Parc National de Guadeloupe jalonnent ce long parcours découpé en 6 étapes. Il faut savoir que ces refuges sont situés dans le coeur du Parc National à l'exception de celui de Belle Hôtesse à Pointe Noire.

Dans cet article notre propos n'est pas de présenter le GR-G1, mais de proposer un parcours aller/retour pour chacun des refuges dans la perspective d'y passer une nuit. L'objectif est la découverte des différents aspects de la vie nocturne en montagne dans la forêt tropicale : chants de grenouilles et d'insectes, lucioles, senteurs ...

Avec des photos, nous présentons la description d'un refuge sachant que les 5 sont identiques. Un refuge peut raisonnablement accueillir un maximum d'une dizaine de personnes pour la nuit.

En présentant les parcours d'accès, nous donnons les spécificités de chaque refuge par rapport à son environnement.

 

 

Refuge des Trois-Crêtes

 

 

Description d'un refuge :

Nous prenons comme exemple celui de La Citerne qui a été rénové courant 2015 comme l'ensemble des refuges.

 

Ce panneau de bienvenue est apposé à l'entrée de chaque refuge par le Parc National de Guadeloupe. Il est important d'en prendre connaissance et d'en tenir compte en respectant les recommandations. Le numéro de téléphone affiché n'est pas à jour.

 

 

Le refuge est une construction en bois avec trois pièces.

A l'entrée, une petite terrasse couverte équipée d'un ensemble table/banc fixé à la cloison.

 

La porte de la terrasse ouvre sur une grande pièce (séjour) avec 2 fenêtres. Une grande table/banc est fixée sur la cloison du pignon.

 

 

En se retournant à l'intérieur de la pièce, nous voyons un autre banc (fixé sous la deuxième fenêtre).

 

 

En se tournant un peu plus sur la droite nous découvrons la pièce dortoir avec fenêtre et 3 niveaux de couchage.

 

Les 2 côtés du dortoir sont utilisés.

 

Il y a deux possibilités de couchage :

- Sur les planches du dortoir. Il y a 2 niveaux de couchage de chaque côté de la pièce et 2 niveaux de couchage dans le fond (au-dessous et au-dessus de la fenêtre). Prévoir un tapis de sol pour un meilleur confort sur les planches.

- Dans le séjour en accrochant des hamacs sur les anneaux du pignon et de la cloison intérieure. Prévoir des cordelettes pour attacher le hamac aux anneaux.

Le couchage dans un hamac nécessite de se vêtir plus chaudement car en altitude, les nuits sont fraîches et la circulation de l'air autour du hamac peut amener un refroidissement par le dessous.

 

En ce qui concerne le confort, il n'y a ni électricité, ni eau courante, ni WC.

Généralement il n'y a pas d'eau à proximité des refuges. Seul celui de la Citerne est à une cinquantaine de mètres d'une ravine avec un débit suffisant.

Si vous vous ravitaillez en eau dans une ravine, il est prudent de traiter cette eau pour la rendre potable en utilisant un produit de décontamination microbienne vendu en pharmacie.

Concernant l'éclairage, il est indispensable de disposer d'une lampe frontale avec piles de rechange.

Le téléphone mobile est utilisable dans certains refuges ou à proximité.

 

Pour plus de confort prévoir un petit réchaud à gaz.

Il n'y pas de système de réservation du refuge. Vous pouvez donc vous trouver avec d'autres randonneurs avec lesquels il faudra cohabiter. Certains refuges nécessitant 3 à 4 heures de marche, il peut être difficile d'envisager un retour à la tombée de la nuit.

Il est souvent difficile de bien dormir surtout si on est nombreux. Il y a les ronflements, les déplacements au cours de la nuit ...

 

Donnons maintenant un aperçu de l'extérieur en faisant le tour du refuge. Une nouveauté sur l'un des pignons est le réservoir de récupération d'eau de pluie. Cette eau est non potable.

 

 

La façade arrière avec la fenêtre du séjour.

 

L'autre pignon avec la fenêtre du dortoir.

 

 


 

Refuge des Trois-Crêtes

Le refuge de Trois-Crêtes est situé, à 910m d'altitude, sur la commune de Vieux-Habitants, à proximité de la limite avec Petit-Bourg.

Voir le parcours avec la carte Géoportail dont voici un extrait. Le tracé est en rouge.

 

Depuis Vieux-Habitants, il y a deux parcours possibles pour accéder au refuge des Trois Crêtes : par la vallée de la Rivière de Beaugendre ou par la vallée de La Grande Rivière.

La randonnée à partir de la Vallée de Beaugendre est la plus courte, à condition d'aller jusqu'au départ du sentier en voiture. La deuxième partie de la route présente de fortes pentes et n'est pas bien entretenue. Il y a quelques passages délicats et il faut avancer avec prudence. Un véhicule 4x4 serait un avantage.

Paramètres :

Trajet aller : Durée 3h en prenant son temps et compte tenu du sac à dos chargé avec un dénivelé important de 500m.

Le téléphone mobile fonctionne à une cinquantaine de mètres après le refuge.

 

Descriptif :

Le départ du sentier sur la droite de la route.

 

Environ 600m après le départ, il y a une petite ravine où il est possible de se ravitailler en eau. C'est le dernier point de ravitaillement sachant qu'il n'y a pas d'eau dans l'environnement du refuge.

Dernier point de ravitaillement en eau

 

Sur le parcours, peu avant la crête Corossol, de belles fleurs rouges : Scutellaria incarnata.

Scutellaria incarnata

 

Des panneaux au croisement, entre les deux vallées, sur la crête Corrosol.

 

Juste après le croisement, en hauteur sur de grands arbres, de magnifiques ananas bois en fleur : Aechmea smithiorum.

Aechmea smithiorum

 

Café-Bois Psychotria uliginosa, avec fleurs et fruits.

Café-Bois Psychotria uliginosa

 

Herbe poison, plante endémique de Guadeloupe, Lobelia persicifolia.

Herbe poison, Lobelia persicifolia

 

Une siguine rouge avec ses fleurs, Anthurium hookeri.

 Une siguine rouge, Anthurium hookeri

 

Muguet jaune, Voyria aphylla.

Muguet jaune, Voyria aphylla

Orchidée Psilochilus macrophyllus.

Orchidée Psilochilus macrophyllus

 

Côtelette grandes feuilles, Graffenriedia latifolia.

Côtelette grandes feuilles, Graffenriedia latifolia.

 

Sur la gauche du sentier, un premier point de vue, sur la Barre de l'Ile avec le Faux Piton de Bouillante et le Piton de Bouillante (2,7km).

 

Du même coté, en bordure de crête des lichens Usnea barbata envahissent quelques arbres.

 

Voici la première vue que nous avons de ce refuge, placé sous le couvert de la forêt.

 

La façade avant. Le recul devant la façade est limité à quelques mètres.

 

La vue sur la vallée de Beaugendre et la mer des Caraïbes depuis la terrasse.

 

La gouttière au dessus de la façade avant est envahie par la végétation.

 

L'autre pignon du refuge, avec la fenêtre du dortoir. Là aussi la végétation a pris racine sur la toiture.

 

En poursuivant sur le sentier après le refuge, nous arrivons sur un promontoire à découvert qui donne un large panorama sur les paysages environnants. Le téléphone mobile fonctionne bien à cet endroit, mais pas dans le refuge.

 

En nous tournant sur la gauche, nous découvrons la vallée de Beaugendre et au fond la côte sous le vent et la mer des Caraïbes.

 

En revenant vers le centre du promontoire, nous apercevons au fond des agglomérations de la côte au vent et le petit Cul de Sac Marin.

 

En se tournant légèrement sur la droite nous voyons le sommet de Merwart.

 

Encore un peu plus vers la droite, nous avons au premier plan de gauche à droite, Morne Morès (2,5km), Morne Frébault (4,4km), Matéliane (5,7km), Le Petit-Sans-Toucher, Le Grand-Sans-Toucher(4,2km) et derrière, tout au fond, La Soufrière (9,5km) et le Nez-Cassé. Les distances à vol d'oiseau sont entre parenthèses.

 

Voici un zoom de l'image précédente qui permet de mieux voir la Soufrière et le Nez-Cassé.

 

Au bout du promontoire l'intersection des trois traces des Crêtes : celle que nous venons de faire (Crête Corossol), vers le Piton de Bouillante et vers Merwart,

 

Pour terminer, quelques bestioles.

Cette grosse sauterelle, Xerophyllopteryx fumosa, que l'on voit parfois dans le refuge.

Xerophyllopteryx fumosa

 

Une belle petite araignée sauteuse vue au niveau du promontoire.

 

 


 

Refuge de La Citerne

 

Le refuge de la Citerne est situé, à 850m d'altitude, sur la commune de Capesterre-Belle-Eau.

Le plus court chemin pour rejoindre ce refuge passe par l'aire d'accueil des chutes du Carbet. Une autre option plus longue et assez facile est de partir des Bains-Jaunes pour monter à la Savane à Mulets et aller ensuite par la route vers le cratère de la Citerne pour descendre vers le Refuge.

 

 

Nous décrivons l'option qui prend son départ au rond-point de l'Aire d'accueil des Chutes du Carbet.

Voir le parcours avec la carte Géoportail dont voici un extrait. Le tracé est en rouge.

 

 

 

Paramètres :

Trajet aller : Durée 1h30 en prenant son temps compte tenu du sac à dos chargé et du dénivelé 280m.

Le téléphone mobile fonctionne devant le refuge.

 

Descriptif :

Le rond-point de l'aire d'accueil des Chutes du Carbet.

Le rond-point de l'aire d'accueil des Chutes du Carbet

 

Comme nous débutons notre randonnée par le sentier qui conduit vers les Chutes du Carbet, nous devons nous acquitter du droit de passage.

Droit de passage vers les Chutes.

 

Environ 200m après le départ, nous quittons le sentier des Chutes du Carbet en bifurquant vers la gauche pour emprunter la Trace Karukéra.

 

Ce sentier, qui n'est pas aménagé comme celui que nous venons de quitter, nous plonge vraiment au coeur de la nature sauvage.

 

Nous sommes dans la forêt tropicale humide sous le couvert des grands arbres.

 

Au cours de la montée, sur la droite du sentier, nous entrevoyons dans un premier temps le bas de la deuxième chute du Carbet

 

La pente devient plus forte et la progression difficile, il faut parfois s'accrocher aux racines.

 

Dans une deuxième ouverture nous apercevons le haut de la deuxième Chute du Carbet, ce qui permet de vérifier notre élévation en altitude.

 

Les arbres deviennent rabougris et leurs troncs sont recouverts de mousse.

 

Nous arrivons à l'intersection du sentier vers le col de La Citerne avec la trace Karukéra à l'altitude de 850m. Nous prenons donc la direction du col de la Citerne.

 

Le paysage évolue, nous avançons entre deux haies de fougère Calumet.

 

Le Clusia Mangle colonise les pentes.

 

Nous sommes à 80m du refuge et traversons une ravine qui a toujours de l'eau. C'est donc un sympathique point de ravitaillement en eau fraiche pour notre refuge.

 

Au détour du sentier voici le Refuge de la Citerne. Il est ainsi nommé à cause de sa proximité (1Km à vol d'oiseau) avec le Cratère de La Citerne.

 

L'entrée du refuge avec la terrasse est orientée vers le flanc de la montagne, à l'abri du vent.

 

 

Voici la vue très réduite depuis la terrasse.

 

La façade opposée est exposée au vent.

 

Mais la vue sur mer semble intéressante.

 

Vue vers le bourg de Capesterre-Belle-Eau (à 9km) et la mer.

 

Compte tenu de cette situation, le téléphone mobile fonctionne sans problème.


 

 

Refuge de Morne Frébault

 

Le refuge de Morne Frébault est situé à 1086m d'altitude, sur la commune de Vieux-Habitants tout près de la limite avec Petit-Bourg. Ce refuge placé sur le point culminant donne un très beau point vue panoramique à 360° sur les sommets de Matéliane, la Soufrière, Petit et Grand Sans Toucher, Merwart ainsi que sur le Petit et le Grand Cul de Sac Marin.

Il y a plusieurs solutions pour rejoindre ce refuge. La plus rapide parait être celle qui passe par la Route Forestière de Sarcelle à Goyave pour rejoindre la trace Victor-Hugues. C'est celle que nous décrivons.

 

 

Voir le parcours avec la carte Géoportail dont voici un extrait. Le tracé est en rouge.

 

Paramètres :

Trajet aller : 5 h. Le dénivelé est de l'ordre de 800m.

Trajet retour : 3h45

Ces temps sont donnés avec un départ sur la trace Victor Hugues au bout de route forestière de Sarcelle.

Ajouter 1h à chacun des trajets dans l'hypothèse d'un départ de randonnée au début de la Route Forestière de Sarcelle. La route est parfois dégradée et peut se révéler inutilisable par un véhicule ordinaire.

Le téléphone mobile fonctionne.

Descriptif :

Environ 2,5 km après le départ, nous traversons la rivière la Rose. C'est le dernier point sûr de ravitaillement en eau pendant la saison sèche.

 

Le parcours dans la forêt est assez monotone et monte régulièrement.

Environ 5,6 km après le départ, un point de vue permet d'entrevoir en contrebas une belle cascade sur la droite, sur la Rivière La Palmiste.

 

A peu près au même niveau du sentier, mais sur la gauche, il y a une autre cascade qui offre souvent un faible débit.

 

7,3 km après le départ, nous atteignons l'intersection entre la trace Victor Hugues et le sentier qui conduit vers le refuge. Nous nous retrouvons sur le sentier de grande randonnée GR1 qui traverse la Basse-Terre par les crêtes du Sud au Nord. A environ 200 m dans la direction de Matouba, il est parfois possible de se ravitailler en eau dans une petite ravine.

 

Il nous reste environ 500 m à parcourir jusqu'au refuge. Le sentier chemine à travers une végétation basse composée de Mangles Montagne, de fougères et de grandes herbes. Quelques orchidées, Epidendrum patens, émergent avec leurs fleurs blanches.

 

Nous voici au sommet du Morne Frébault. Le refuge, exposé à tous vents, bénéficie d'un point de vue panoramique à 360°. La façade avant est orientée vers le sud-ouest

 

En allant du coté du pignon du nord-ouest, nous apercevons dans le fond l'agglomération Pointoise entre le Petit Cul de Sac Marin et le Grand Cul de Sac Marin.

 

Revenons sur nos pas et prenons le sentier du GR1 qui passe contre le pignon du refuge au sud-est. De là, placé en contrebas nous voyons la façade arrière du refuge . Dans la végétation très dense, nous avons encore ces orchidées avec leurs fleurs blanches qui prennent le dessus.

 

 

Au levé du soleil, depuis la terrasse enherbée devant le refuge, nous découvrons au sud-est le sommet de Matéliane. Sur la droite de l'image, tout au fond, nous devinons le sommet de la Soufrière.

 

En faisant un zoom sur cette partie, nous voyons une partie de la Soufrière au-dessus de Carmichaël avec dans le prolongement la Grande Découverte.

 

Avec un zoom plus fort, la fumerolle du cratère sud devient visible.

 

Devant le refuge, en direction du sud-ouest, nous apercevons le Petit Sans Toucher et juste derrière le Grand Sans Toucher.

 

Avec plus de détails sur ces deux sommets.

 

Au sud-ouest, nous découvrons au premier plan sur la droite de l'image, le Morne Moustique et au dernier plan sur la gauche le Morne Merwart.

 

Le zoom vers le Morne Merwart laisse apparaitre au devant le Morne Norès. Tout à fait sur la Gauche de l'image, la Crête Corossol jusqu'à Trois Crêtes.

 

 


 

Refuge de Morne Léger

Le refuge de Morne Léger est situé à 550m d'altitude, sur la commune de Petit-Bourg, tout près de la limite avec Pointe Noire. Ce refuge est placé dans une trouée au coeur de la forêt tropicale humide.

Parmi les 5 refuges, il est le plus facile d'accès, à moins d'une demi-heure à partir du col des Mamelles.

Il ne bénéficie d'aucun point de vue, mais dans les alentours et sur le parcours d'accès, il est possible de découvrir de nombreuses espèces d'orchidées sauvages et d'autres espèces végétales intéressantes et étonnantes. Il est également intéressant d'entendre le chant des oiseaux notamment le chant mélodieux de la grive à pattes jaunes.

 

Voir le parcours avec la carte Géoportail dont voici un extrait. Le tracé est en rouge.

 

Paramètres :

Le refuge est situé à moins d'un kilomètre de la route de la traversée (D23). Le dénivelé est faible, environ 50m.

Le sentier assez large, peut être très boueux et glissant.

Le téléphone mobile fonctionne.

 

Descriptif :

Les indications au début du sentier début du sentier au col des Mamelles.

 

Le large sentier chemine sous le couvert des grands arbres habillés de nombreuses plantes épiphytes.

 

Nous présentons quelques unes des espèces remarquables avec de nombreuses orchidées rencontrées le long du sentier.

Un petit arbuste, la Graine Bleue.

 

Un peu partout il y a des fougères arborescentes.

 

Parmi les plantes épiphytes l'orchidée Epidendrum mutelianum, espèce endémique de Guadeloupe et de Montserrat, est remarquable lorsqu'elle est en fleur.

 

L'arbuste Ouratea guildingii, aux fruits étonnants. Chaque cerise rouge supporte une à plusieurs cerises vertes.

 

Ailes à mouche épiphyte et grimpante, Asplundia rigida, avec fleur et fruit.

 

Côtelette grandes feuilles, Graffenriedia latifolia.

 

Orchidée Dichaea hookeri.

 

Orchidée Epidendrum carpophorum.

 

Orchidée Epidendrum jamaicense.

 

Une minuscule Orchidée Muscarella aristata.

 

Orchidée terrestre Microchilus plantagineus.

 

Orchidée Scaphyglottis modesta.

 

Orchidée Maxillaria coccinea.

 

Racines de Bois rouge Carapat, Amanoa caribaea. Chevelure impressionnante au pied du tronc !

 

Une autre vue du sentier.

 

La forêt est très dense et laisse filtrer peu de lumière.

 

Après environ 1Km de marche, nous découvrons le refuge, adossé à la forêt au fond d'un petit espace vert de quelques dizaines de mètres carrés.

 

La vue de la façade.

 

La forêt nous entoure de toute part et seul le petit espace vert devant le refuge nous donne un peu de recul lorsque nous nous asseyons à la terrasse.

 

Quelques oiseaux dans les alentours du refuge.

Moucherolle gobe mouche Contopus latirostris.

 

Voici une vidéo avec un fond sonore de la grive à pattes jaunes que nous ne voyons pas mais qui nous fait entendre son chant original et mélodieux. Le niveau sonore étant un peu faible, ne pas hésiter à augmenter le volume.

 

 


 

 

Refuge de Belle Hôtesse

 

Le refuge de Belle Hôtesse est situé, à 753m d'altitude, sur la commune de Pointe-Noire, en bordure de la limite avec Sainte-Rose.

Voir le parcours avec Géoportail dont voici un extrait. Le tracé est en bleu.

 

 

La randonnée la plus courte, en distance, pour accéder au refuge de Belle Hôtesse se fait à partir de Trou caverne à Pointe-Noire.

La grande diversité de la flore sur le parcours est un plus de cette randonnée.

Paramètres :

Trajet aller : Durée 3h compte tenu du sac à dos chargé et du dénivelé cumulé de 540m sur une distance de 3,3 km.

Le parcours est difficile en raison des fortes pentes.

Nous n'avons pas vérifié le fonctionnement du téléphone mobile.

 

Descriptif :

 

Voici le point de départ de la randonnée à Trou Caverne.

 

Moins d'une dizaine de minutes après le départ, nous découvrons au milieu du sentier un bel arbre Acajou Blanc, Simarouba amara. Dans le secteur, il y en a beaucoup d'autres mais moins imposants.

Acajou Blanc, Simarouba amara

 

Sur un autre arbre un grillon, avec de très longues antennes, qui habituellement se dissimule sous les écorces des vieux troncs d'arbre.

 

Une surprenante fougère, Pteris ensiformis, sur le sentier, protégé par les racines d'arbre.

Fougère, Pteris ensiformis

 

De nombreux fruits de l'arbre Canistel, Pouteria campechiana, jonchent le sol autour et sur le sentier.

 Canistel, Pouteria campechiana

 

Le sentier serpente au milieu d'un chaos rocheux.

 

Nous arrivons sur une crête. La pente assez forte peu après le départ devient plus douce.

 

Généralement, les sentiers de crêtes favorisent le développement des orchidées. Nous verrons plusieurs plants de l'orchidée Oncidium altissimum et d'autres espèces.

Orchidée Oncidium altissimum

 

Un beau Scarabée, Passalus unicornis sur du bois mort.

Scarabée, Passalus unicornis

 

Des Balisiers, Heliconia caribaea.

Balisier, Heliconia caribaea.

 

La Liane jasmin, Schradera exotica, avec boutons et une fleur.

La Liane jasmin, Schradera exotica

 

Un Balisier Heliconia bihai.

Balisier Heliconia bihai

 

L'orchidée Cranichis muscosa.

Orchidée Cranichis muscosa

 

Le sentier chemine sous le couvert d'une forêt dense.

 

Une broméliacée en fleur, l'ananas rouge bâtard, Pitcairnia angustifolia. Il y a de nombreux plants mais peu sont en fleur.

Ananas rouge bâtard, Pitcairnia angustifolia

 

Il y a aussi des plants d'Herbe poison, Lobelia persicifolia, sur cette portion du parcours.

Herbe poison, Lobelia persicifolia

 

Quelques beau plants de Crête à coq ou fuschia montagne, Alloplectus cristatus.

Fuschia montagne, Alloplectus cristatus

 

L'orchidée Epidendrum mutelianum, endémique de Basse-Terre et de Montserrat.

Orchidée Epidendrum Mutelianum

 

Deux espèces de sélaginelle cohabitent.

Selaginella flabellata.

Selaginella flabellata

 

Selaginella substipitata.

Selaginella substipitata

 

Un arbuste Côtelette grandes feuilles, Graffenriedia latifolia.

Côtelette grandes feuilles, Graffenriedia latifolia

 

Nous atteignons le sommet du piton de Belle Hôtesse à 777m d'altitude. Sur la gauche du sentier nous avons un large point de vue panoramique sur le nord de la Basse-Terre.

Piton de Belle Hôtesse à 777m d'altitude

 

De la gauche vers la droite, nous apercevons l'Anse de Deshaies et le Gros Morne, puis l'îlet Kahouanne, le Morne Mazeau, la Barre de l'île et tout à fait sur la droite le grand Cul de Sac Marin.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Vue panoramique sur le nord de la Basse Terre

 

L'Anse de Deshaies et le Gros Morne.

Anse de Deshaies Gros Morne

 

Le Grand Cul de Sac Marin.

Grand Cul de Sac Marin

 

La descente après le piton est assez raide et longue.

,

 

Un gros Bernard l'ermite, Coenobita clypeatus, que nous avons sans doute dérangé, nous surprend en roulant sur les feuilles mortes.

Bernard l'ermite, Coenobita clypeatus

 

Orchidée Epidendrum angustilobum, avec fruit (ancien nom : Epidendrum carpophorum).

Orchidée Epidendrum angustilobum

 

Ailes à mouche épiphyte et grimpante, Asplundia rigida. Avec fruits.

Ailes à mouche, Asplundia rigida

 

Nous amorçons maintenant la montée vers le refuge.

Nous sommes à 630m d'altitude et apercevons une libellule Macrothemis meurgeyi.

Libellule Macrothemis meurgeyi

 

Une plante en fleur placée en hauteur dans un arbre. C'est la plante carnivore Utricularia alpina.

Plante carnivore Utricularia alpina

 

Au bout de la montée, nous découvrons le refuge de Belle Hôtesse à l'altitude de 753m.

Refuge de Belle Hôtesse

 

Il est entouré d'une végétation envahissante.

Refuge de Belle Hôtesse

 

Depuis la terrasse une vue très limitée légèrement sur la gauche. La mer ?

 

Sur la droite la pelouse attend la visite d'une débroussailleuse.

 

Dans la végétation environnante, un papillon Nymphale du Bois Canon, Historis odius caloucaera. Sur une branche de Bois Canon, Cecropia schreberiana.

Papillon Nymphale du Bois Canon, Historis odius caloucaera

 

Derrière le refuge, nous découvrons une plante avec ses épis : Sarcorhachis incurva.

Sarcorhachis incurva

 

Comme sur l'ensemble des 5 refuges, des travaux de rénovation sont prévus en 2015 par le Parc National pour améliorer l'habitabilité.

Commentaires   

#4 Olivier Colon 14-05-2017 20:20
Merci pour cette description jusqu'au Morne Frébault qui nous a donné envie de nous lancer et nous ne le regrettons pas !
Je tiens tout de même à signaler que ce parcours reste DIFFICILE car les montées sont souvent abruptes et très étroites, avec un sac nécessairement chargé pour avoir un minimum d'autonomie en eau (mini du mini : 6 litres). Lorsque la trace est humide (comme cela a été notre cas) la difficulté est encore accentuée dans les nombreuses montées.
En fin de parcours, avant le refuge et le virage à 90 degré c'est même presque périlleux car le chemin rétrécis et la falaise a beau être caché par la végétation, le vide n'est pas bien loin. Alors surtout, faites cette fabuleuse rando mais préparez-vous bien et n'emmenez que des personnes dont vous connaissez le potentiel.

Merci encore pour cette page, qui, encore une fois, nous a permis de découvrir de fabuleux paysages et une végétation surtout en fin de parcours, étonnante et unique.

Olivier
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#3 Boris 08-05-2017 23:46
Très bonne description du refuge de la Citerne !
Quand nous sommes arrivés, des randonneurs avaient laissé un tapis de sol, des allume-feu, des supports de bougies, du produit-vaisselle. .. Toujours agréable.

Il y a aussi un balais pour pouvoir laisser le redue propre.

Nous sommes arrivés à 4 (2 adultes et 2 enfants) et nous avons partagé le refuge avec un couple et tout s'est bien passé.

Par contre, le temps indiqué entre le refuge et le parking des chutes du Carbet (35 minutes) est tout simplement faux, pour des marcheurs occasionnels. Nous avons mis plus de deux heures (il faut dire aussi qu'il avait plu toute la nuit et que nous avons marché pendant plus de 1h30 dans l'eau ...
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#2 stradale 17-07-2015 13:28
En ce qui concerne le réseau téléphonique au refuge de Belle Hotesse , il fonctionne assez bien devant la terrasse du refuge .
Bonne balade
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#1 Morgan 04-05-2015 21:08
Nous avons passé la nuit dans le refuge des Trois Crêtes ce week end, en partant du col des mamelles et en passant par le Piton de Bouillante.
Attention, la trace entre le piton de Bouillante et le refuge n'est pas très bien entretenue, et les 2h indiquées sur les panneaux sont à revoir à la hausse (compter plutot 3h/3h30 PAR TEMPS SEC) !

Et une fois au refuge...la nuit il fait vraiment froid, un simple sweat pour dormir ne suffit pas du tout!
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